Emirelo. Un nom inventé, comme on invente un monde. Tissé lettre par lettre depuis les prénoms de ses deux fils aînés – Rémi et Léo – comme si la poésie elle-même était née de l’acte d’être père.
Un troisième fils est venu depuis, Hugo, que l’on appelle aussi Can. En turc, Can veut dire l’âme, la vie, le cœur. Trois mots. Tout l’univers d’Emirelo, déjà là, dans le prénom d’un enfant.
L’univers d’Emirelo, c’est l’amour. Pas l’amour simple, pas l’amour facile – l’amour compliqué, bousculé, parfois brisé, mais toujours sublime. Des mots posés comme des pierres dans un courant pour traverser les émotions sans se noyer. Des histoires vraies déguisées en vers. Des sentiments poussés à l’extrême, parce que c’est à l’extrême que les choses deviennent belles.
Sa palette va du gris au bleu le plus pur. Entre les deux : une âme qui cherche, une vie qui déborde, un cœur entier qui bat.
Asli, ou la sublime rencontre. Un soir, une femme. Et quelque chose, depuis, qui ne s’arrête plus. Emirelo lui a consacré des acrostiches : ces poèmes où chaque lettre d’un prénom devient un vers, une façon d’épeler quelqu’un lentement, pour ne rien perdre.
