La plus belle mer — Nâzim Hikmet

La plus belle mer

Un écho à Nâzim Hikmet
En ce 1er mai 2026, j’ouvre une rubrique nouvelle — « À la croisée des mondes » — par la voix d’un homme qui a écrit en prison sa foi en ce qui n’était pas encore advenu. Nâzim Hikmet, poète immense, qui avait fait de l’attente une lumière.
Nâzim Hikmet
24 septembre 1945
Texte original — Türkçe En güzel deniz: henüz gidilmemiş olanıdır.
En güzel çocuk: henüz büyümedi.
En güzel günlerimiz: henüz yaşamadıklarımız.
Ve sana söylemek istediğim en güzel söz:
henüz söylememiş olduğum sözdür.
Traduction française La plus belle mer est celle qu’on n’a pas encore naviguée.
Le plus bel enfant n’a pas encore grandi.
Nos plus beaux jours, on ne les a pas encore vécus.
Et le plus beau mot que j’aimerais te dire,
je ne te l’ai pas encore dit.
~ Ce que ces mots éveillent en moi…
L’écho d’Emirelo
Une invitation au bleu infini
au fond d’une mer encore inconnue
ce mot que je ne t’ai pas encore écrit
tu ne le liras peut-être jamais
sauf si mes yeux soleil croisent à nouveau les tiens

Alors tout recommencera
— Emirelo
À propos de Nâzim Hikmet (1902 — 1963)
Considéré comme le plus grand poète turc du XXe siècle, Nâzim Hikmet a passé près de dix-huit ans en prison pour ses convictions. Son œuvre, traduite dans plus de cinquante langues, célèbre la vie avec une force et une tendresse qui traversent les frontières. « En güzel deniz » a été écrit en 1945, alors qu’il était encore emprisonné, et porte en lui tout l’espoir d’un homme qui n’a jamais cessé de croire en la beauté du monde à venir.

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