A dessouder des cimes azurées
Pour des plages alambiquées par mes vers
Sous des formes étrangères
Se suspendre à des soleils asexués.
Dans les vallées d’amours perdus
Retrouver à l’origine des yeux
Dans l’inverse de nos pas enneigés
Les traces éternelles de la folle genèse.
Sortir l’avenir par la peau…
A rompre le sol pour nous appartenir.
De ces failles béantes
Salées par l’absorption de nos abimes
Le rêve est dans leur demeure étroite.
Sur les chemins de mains
Avec entre les doigts cette première lune
Juste pour éblouir de fruits défendus
Les passagers des mers ancestrales.
Découvrir la beauté de l’interdit…
Dans les sommeils de la tourmente
J’envenime les espaces dénudés de ton corps
Pourtant Tu es là, fleur du phare bleu…
Par ta seule lumière…
© Emirelo

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