Poèmes en gris — Emirelo

Poèmes en gris

Le gris, je l’aime moins que le bleu, et c’est justement pour cela qu’il compte. Il est ce qui reste quand la couleur se retire : la brume du matin, la pluie sur une vitre, les jours qui se ressemblent. Sans lui, le bleu ne voudrait rien dire.

Si vous cherchez un poème sur la tristesse, sur les jours gris ou sur la mélancolie, vous en trouverez ici une vingtaine. Aucun ne s’arrête au gris : dans chacun, quelque part, une ligne d’horizon finit par bleuir.

Le gris qui tombe

Le gris arrive par le ciel : la pluie, la brume, le brouillard sur la route. Ces poèmes-là commencent tous par la météo et finissent ailleurs.

  • A l’aube« A l’aube grise, le vent est une rose qui souffle ton nom… »
  • Le vent« Que le vent bleu souffle éternellement les braises de Notre Amour… »
  • Le Troc« J’ai troqué un nuage gris contre l’enclume qui s’était posée sur ma poitrine… »
  • Peu importe« Peu importe la brume, dans l’invisible même au sommet d’un bleu je te… »
  • Asli — Aussi Sois patiente comme la fleur
  • Ma brume« Au petit matin, derrière l’arbre, une croix et derrière cette croix, mes pas… »

Là où le gris cède

Et puis les textes où quelque chose se rouvre : une éclaircie, une couleur qui revient. Ce sont eux qui justifient tous les autres.

Le gris qui reste

Reste celui qui ne vient pas du dehors : la fatigue, l’oubli, les jours ternes qu’on traverse sans les compter.

  • Prière« Pour l’amour Rien d’autre Il, Elle, Rencontre Éternelle. »
  • Reproches« Les reproches éternels donnent une fin à l’éternité… »
  • Mulove« Mulove est la main et le cœur qui me sauveront de la grisaille…Je ne dois pas… »
  • Perpétuels« Il est de ces jours perpétuels, Ta somptueuse bouche une neige éternelle… »
  • Trajet de toi« Sur la route arc en ciel, vue vers ton corps. Champs de blés en terre brune… »

Quand le gris cède, il cède au bleu : voir mes poèmes en bleu et mes poèmes de retrouvailles.

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