Trente soirs, trente vers. Un seul mot pour les tenir.
Trente soirs de suite, jusqu’au 30 août 2026, j’ai publié un poème par jour, toujours à la même heure, toujours autour du même mot. Aucun n’a été écrit pour l’occasion : ils viennent de vingt ans d’écriture, et c’est la série qui les a rassemblés. Chacun a reçu sa carte, sa vidéo, et les derniers une voix.
Cette page les tient tous les trente. Elle se lit dans l’ordre, comme un carnet — ou par mouvement, si vous préférez entrer par une porte plutôt que par le début.
Le texte du florilège, vers par vers, et sa genèse : Florilège BLEU · 30/30.
I · Le bleu nu
Six poèmes où le bleu ne décrit rien. Il n’est ni le ciel ni la mer : il est ce qui reste quand on a tout enlevé. La série commence par le plus dépouillé, exprès.
- J01 · Bleu — « Restons Bleu, essentiellement Bleu… »
- J02 · Ronde et bleue — « Tu es ronde et bleue… comme ma Terre… »
- J03 · Y — « Le Y bleu a trois branches… Toi, Moi, Nous… »
- J04 · Pomme bleue — « J’ai croqué une pomme bleue pour goûter ton univers… »
- J05 · Peu importe — « Peu importe où nous irons, ensemble sera bleu… »
- J06 · Le jour bleu — « Le jour bleu… »
II · Le prénom caché
Ici le bleu se met à porter un nom. Plusieurs de ces poèmes cachent le même prénom dans la première lettre de chaque vers — je ne l’avais jamais dit avant cette série.
- J07 · A toi — « A toi, sur toi, le bleu infini… »
- J08 · Entre le gris et le bleu — « Entre le gris et le bleu, juste là, cet espace de nous… »
- J09 · Amour de nous — « Amour de nous, sur nos corps le bleu coule, infini. »
- J10 · Bleu d’essentiel, — « Bleu d’essentiel, soude nos yeux sur l’unique paysage… »
- J11 · Asli — « Si sur le chemin bleu l’amour est la réunion infinie de nos mains. »
- J12 · Asli — « Le soleil bleu ne peut disparaître, il est notre éternel… »
III · Le bleu en deux langues
Le bleu passe en turc. Ma femme est d’Istanbul, et la moitié des lecteurs de ces poèmes le sont aussi. Ce mouvement est écrit pour les deux rives à la fois.
- J13 · Asli — « Aşkım, seni seviyorum… la vie en bleue, infini de Nous… »
- J14 · Coucher de soleil — « … du rose et du bleu »
- J15 · Et le soleil devint bleu — « Et le soleil devint bleu pour nos yeux… »
- J16 · Si le feu est au bleu — « Si le feu est au bleu… »
- J17 · Asli — « Au fond de nos yeux… il y aura un soleil bleu… »
- J18 · Le vent — « Que le vent bleu souffle éternellement les braises de Notre Amour… »
- J19 · Océan — « Ici l’océan est un multiple du bleu que j’aimerai écrire pour toi… »
IV · L’absence, le gris, les fils
Le mouvement le plus sombre, et le seul où le gris entre pour de bon. C’est aussi celui où les enfants apparaissent : on n’écrit pas le manque de la même façon quand on est père.
- J20 · Enceinte — « Muse bleue, ronde de notre fils, »
- J21 · Le manteau gris — « Le ciel est trop bleu, comme un mensonge. »
- J22 · A l’encre du ciel gris — « L’amour s’écrit bleu »
- J23 · Bleue de toujours, — « Bleue de toujours, pourtant éphémère… »
- J24 · Peu importe — « … au sommet d’un bleu »
- J25 · Attendre, — « Si loin d’un nouveau soleil bleu »
- J26 · Ce souffle bleu — « Ce souffle bleu… »
V · Le bleu chanté
Les quatre derniers ont une voix. Lya chante ce que j’écris ; elle n’a pas de visage, seulement un timbre. La série finit là où elle pouvait aller le plus loin.
- J27 · Blue, Bleu — « Blue, Bleu, Refuge… »
- J28 · Le seul monde possible (rime éternelle) — « « Je vous aime, Bleuem » »
- J29 · BLEU, couleur de l’amour — « BLEU, couleur de l’amour »
- J30 · Tant qu’il y aura du bleu — « Tant qu’il y aura du bleu… dans le cœur de nos fils… »
Le prénom dans la première lettre
Six poèmes de la série portent le même prénom, caché dans la première lettre de chaque vers : A · S · L · I. Ma femme s’appelle Asli. Ils ont été écrits sur vingt ans, sans que je l’annonce jamais ; les relire ensemble, c’est ce que cette série m’a appris.
- J07 · A toi — « A toi, sur toi, le bleu infini… »
- J09 · Amour de nous — « Amour de nous, sur nos corps le bleu coule, infini. »
- J11 · Asli — « Si sur le chemin bleu l’amour est la réunion infinie de nos mains. »
- J12 · Asli — « Le soleil bleu ne peut disparaître, il est notre éternel… »
- J13 · Asli — « Aşkım, seni seviyorum… la vie en bleue, infini de Nous… »
- J17 · Asli — « Au fond de nos yeux… il y aura un soleil bleu… »
Comment la série a été faite
Une carte par soir, une vidéo où le poème s’écrit à la main, le son d’une plume calé lettre par lettre. Le fond, la typographie et le bandeau ne changent jamais : c’est la répétition qui fait la série, pas la variété. Rien n’a été publié à l’avance : trente soirs, à la même heure.
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Tous les poèmes bleus, plus de cent trente : La seule couleur. Le manque et l’attente : poèmes sur l’absence. Et pour mes garçons : poèmes pour mes fils.

