La Lettre bleue · Voix croisées · n° 0

Azzurro

Francesco S. Fiorina — le poème entier, en italien et en français

Italien · texte de l’auteur

Basta una briciola, il raggio frescura.
Resta la luce sui muri più calvi,
spogliato di ogni paura;
e il mondo cade, ma un petalo tiene
l’indaco inchiodato alle vene.

E la notte che viene
non porta pena, ma un’altra carne;
tutto l’addio s’azzurra
in anelito vertiginoso e puro:
domani s’apre un cielo senza nome.

Français · traduction d’Emirelo

Il suffit d’une miette : le rayon, fraîcheur.
La lumière demeure sur les murs les plus nus,
dépouillé de toute peur ;
et le monde tombe, mais un pétale tient
l’indigo cloué aux veines.

Et la nuit qui vient
n’apporte pas la peine, mais une autre chair ;
tout l’adieu se fait bleu
dans un souffle vertigineux et pur :
demain s’ouvre un ciel sans nom.

Francesco S. Fiorina est un auteur toscan qui aime se définir « peut-être poète ». Il partage ses vers en ligne, attentif à la poésie qui se cache dans les choses les plus menues. · @Frances52779614 · le poème sur X
Publié avec l’accord de l’auteur, qui reste seul propriétaire de son texte. Traduction : Emirelo. · Lire le numéro zéro de La Lettre bleue

Retour en haut