Quatre fois la même pierre — celle du jardin, celle du chemin, celle qu’on porte au cou — et la couleur qui n’arrive qu’au dernier mot. C’est toute l’architecture de ce petit mot, et elle passe intacte en turc, où taş est aussi bref et aussi commun que « pierre ».

À l’aube du prochain printemps je serai une pierre de votre jardin.
Lors de vos prochaines promenades je serai une pierre de votre chemin.
À votre cou je serai une pierre précieuse.
Mais j’espère être la pierre bleue de votre vie.
Gelecek baharın şafağında bahçenizin bir taşı olayım.
Gelecek yürüyüşlerinizde, yolunuzun bir taşı olayım.
Boynunuzda değerli bir taş olayım.
Ama dilerim hayatınızın mavi taşı olayım.
Le turc a changé une chose, et c’est Asli qui l’a vue : là où le français affirme trois fois puis espère une fois, sa traduction souhaite d’un bout à l’autre. Olayım — que je sois. La bascule du dernier vers ne disparaît pas pour autant : elle passe du verbe aux mots, portée par ama dilerim, mais je souhaite.
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