Nom de l’auteur/autrice :Emirelo

Emirelo est un poete contemporain francais. A travers ses vers, il explore les themes de l amour, de l identite et des rencontres entre cultures. Son univers poetique, teinte de bleu, mele intimite et universalite. Decouvrez ses poesies sur www.emirelo.fr

En poésie

Délire radiophonique

A la radio, j’écoute l’histoire, d’une oreille. La voix me paraît alors trop lente et essoufflée, comme dans une recherche perdue d’avance,  la recherche du meilleur pour éviter une triste fin inéluctable. Bercé par le timbre monocorde, j’aperçois alors des jardins et leurs arbres aux têtes tranchées. Mais ils semblent respirer encore du peu d’espoir de ressentir la poussée,  et d’embrasser le vent pour éviter l’album en noir et blanc qui les attend.

En les regardant, j’aimerai vivre cent ans, suspendu tel un veilleur sur leur nuit sombre, pour tenter de savoir si son réveil sera bien une aube parfumée. Comme dans ce rêve ou sous un soleil matinal, disparaissaient les jours fichus d’avance ou nous n’existions pas encore.

Mais le temps présent fait déjà partie des sons passés. Pourtant, il alimentera les prochaines histoires éternelles, de celles qui se partagent intensément, mais qui une fois retournées dans le miroir apparaissent identiques.

Dans un écho presque ténébreux, le conteur terminera  ainsi : «Laisse moi me parler encore pour me souvenir de ta voix quand je ne serai plus.»

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En poésie

Délire radiophonique

A la radio, j’écoute l’histoire, d’une oreille. La voix me paraît alors trop lente et essoufflée comme dans une recherche perdue d’avance du meilleur pour éviter la triste fin inéluctable. Bercé par le timbre monocorde, j’aperçois les jardins et leurs arbres aux têtes tranchées. Ils semblent respirer encore du peu d’espoir de ressentir la poussée et d’embrasser le vent pour éviter l’album en noir et blanc qui les attend.

En les regardant, j’aimerai vivre cent ans, suspendu à veiller sur la nuit sombre, pour tenter de savoir si son réveil est bien une aube parfumée. Comme dans ce rêve ou sous un soleil matinal, disparaissaient les jours fichus d’avance ou nous n’existions pas encore.

Mais le temps présent fait déjà partie des sons passés. Pourtant, il alimentera les prochaines histoires éternelles à partager et une fois retournées dans le miroir elles apparaîtront identiques.

Dans un écho presque ténébreux, le conteur termine ainsi:«Laisse moi me parler encore pour me souvenir de ta voix quand je ne serai plus.»

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Non classé

Le seul monde

Avec pour seul espace un souhait cambré, 

je deviens pêcheur de planètes doubles. 

Ces rondeurs m'enivrent 

comme celles d'un univers à  genoux. 

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En poésie

Ma brume

Au petit matin, derrière l'arbre, une croix et derrière cette croix, mes pas. Ou plutôt mes traces de pas perdus à te rechercher en creusant le sol des souvenirs. Je les découvre puis les recouvre, presque désespéré de reprendre le même chemin.

Je suis sur la mauvaise piste, je le sais, je fais fausse route, je le sens. Tu es mon seul avenir. La pluie mouille les cheveux de l'arbre pour les coller au ciel de mes yeux fragiles. Tu es dans le nuage qui se forme plus tard pour apaiser le paysage.

L'amour est dans cette brume d'un futur toujours proche, alors j'embrasse l'air à pleine bouche, la vapeur séduite se dépose sur les pores de ma peau, c'est toi, je te lèche, je me délecte de ton goût d'éphémère. Ces instants où je palpe l'univers sont si précieux, j'en oublie de respirer, seul espoir d'arrêter le temps.

Dans la fosse, je tombe las… Je résiste encore, me débats dans cette couverture de glaise mais dans la lumière, tu t'échappes de mon cœur, tu repars là où naissent les brouillards.

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En poésie

Toi ma muse

J'ai un terrible envie. De toi bien sur, l’obsession se calmera peut-être sous les brûlures de ton sourire.

Mais face au lointain voyage, je me sucre de simplicité, de bouches au caramel. Oui je suis un gourmand en attente.

Encore quelques secondes, ne raccroche pas joli rêve, j’ai tant de mots en nous, retiens moi et je me lâche. Le filet c’est ton corps que j’écris.

« Tu es un soleil un peu vert au fond, et là si doux sur ton ventre, le vent et l'écho se soupirent pour te faire mûrir. D’une course bleue, je rejoins enfin l’étoile. A l’intérieur, tout est calme, si je vis c’est de ton cœur, je n’ai plus à respirer, tu coules dans mes veines. Insatiable, je te trouve ainsi fontaine en survie, lèvres ouvertes aux sentiments.

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En poésie

Pragoise

Deux sphères bleues

Contournent les océans

Au croisement de ces yeux

Parlent les sanglots

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En poésie

Absence

L'absence de ton corps

Sans nouvelle de ton cœur.

Comme une profonde entaille

Dans les veines

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