Le seul monde
Avec pour seul espace un souhait cambré,
je deviens pêcheur de planètes doubles.
Ces rondeurs m'enivrent
comme celles d'un univers à genoux.
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Avec pour seul espace un souhait cambré,
je deviens pêcheur de planètes doubles.
Ces rondeurs m'enivrent
comme celles d'un univers à genoux.
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Au petit matin, derrière l'arbre, une croix et derrière cette croix, mes pas. Ou plutôt mes traces de pas perdus à te rechercher en creusant le sol des souvenirs. Je les découvre puis les recouvre, presque désespéré de reprendre le même chemin.
Je suis sur la mauvaise piste, je le sais, je fais fausse route, je le sens. Tu es mon seul avenir. La pluie mouille les cheveux de l'arbre pour les coller au ciel de mes yeux fragiles. Tu es dans le nuage qui se forme plus tard pour apaiser le paysage.
L'amour est dans cette brume d'un futur toujours proche, alors j'embrasse l'air à pleine bouche, la vapeur séduite se dépose sur les pores de ma peau, c'est toi, je te lèche, je me délecte de ton goût d'éphémère. Ces instants où je palpe l'univers sont si précieux, j'en oublie de respirer, seul espoir d'arrêter le temps.
Dans la fosse, je tombe las… Je résiste encore, me débats dans cette couverture de glaise mais dans la lumière, tu t'échappes de mon cœur, tu repars là où naissent les brouillards.
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J'ai un terrible envie. De toi bien sur, l’obsession se calmera peut-être sous les brûlures de ton sourire.
Mais face au lointain voyage, je me sucre de simplicité, de bouches au caramel. Oui je suis un gourmand en attente.
Encore quelques secondes, ne raccroche pas joli rêve, j’ai tant de mots en nous, retiens moi et je me lâche. Le filet c’est ton corps que j’écris.
« Tu es un soleil un peu vert au fond, et là si doux sur ton ventre, le vent et l'écho se soupirent pour te faire mûrir. D’une course bleue, je rejoins enfin l’étoile. A l’intérieur, tout est calme, si je vis c’est de ton cœur, je n’ai plus à respirer, tu coules dans mes veines. Insatiable, je te trouve ainsi fontaine en survie, lèvres ouvertes aux sentiments.
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Deux sphères bleues
Contournent les océans
Au croisement de ces yeux
Parlent les sanglots
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J’aimerais vivre à la frontière
du rose et du bleu
© Emirelo — octobre 2004
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