Se cultiver
Passer du temps
à recueillir le vent
sur le bras
de l'arbre
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Des textes et des poésies peut-être plus élaborées, une recherche intérieure qui force à se retrouver, à se trouver seul mais en harmonie avec tous…
Sur la route arc en ciel,
vue vers ton corps.
Champs de blés
en terre brune échevelée.
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A la radio, j’écoute l’histoire, d’une oreille. La voix me paraît alors trop lente et essoufflée, comme dans une recherche perdue d’avance, la recherche du meilleur pour éviter une triste fin inéluctable. Bercé par le timbre monocorde, j’aperçois alors des jardins et leurs arbres aux têtes tranchées. Mais ils semblent respirer encore du peu d’espoir de ressentir la poussée, et d’embrasser le vent pour éviter l’album en noir et blanc qui les attend.
En les regardant, j’aimerai vivre cent ans, suspendu tel un veilleur sur leur nuit sombre, pour tenter de savoir si son réveil sera bien une aube parfumée. Comme dans ce rêve ou sous un soleil matinal, disparaissaient les jours fichus d’avance ou nous n’existions pas encore.
Mais le temps présent fait déjà partie des sons passés. Pourtant, il alimentera les prochaines histoires éternelles, de celles qui se partagent intensément, mais qui une fois retournées dans le miroir apparaissent identiques.
Dans un écho presque ténébreux, le conteur terminera ainsi : «Laisse moi me parler encore pour me souvenir de ta voix quand je ne serai plus.»
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Les arbres bercent
En écho les clochers.
Un nostalgique réveil
Carillonnent à nos lèvres,
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Au petit matin, derrière l'arbre, une croix et derrière cette croix, mes pas. Ou plutôt mes traces de pas perdus à te rechercher en creusant le sol des souvenirs. Je les découvre puis les recouvre, presque désespéré de reprendre le même chemin.
Je suis sur la mauvaise piste, je le sais, je fais fausse route, je le sens. Tu es mon seul avenir. La pluie mouille les cheveux de l'arbre pour les coller au ciel de mes yeux fragiles. Tu es dans le nuage qui se forme plus tard pour apaiser le paysage.
L'amour est dans cette brume d'un futur toujours proche, alors j'embrasse l'air à pleine bouche, la vapeur séduite se dépose sur les pores de ma peau, c'est toi, je te lèche, je me délecte de ton goût d'éphémère. Ces instants où je palpe l'univers sont si précieux, j'en oublie de respirer, seul espoir d'arrêter le temps.
Dans la fosse, je tombe las… Je résiste encore, me débats dans cette couverture de glaise mais dans la lumière, tu t'échappes de mon cœur, tu repars là où naissent les brouillards.
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J'ai un terrible envie. De toi bien sur, l’obsession se calmera peut-être sous les brûlures de ton sourire.
Mais face au lointain voyage, je me sucre de simplicité, de bouches au caramel. Oui je suis un gourmand en attente.
Encore quelques secondes, ne raccroche pas joli rêve, j’ai tant de mots en nous, retiens moi et je me lâche. Le filet c’est ton corps que j’écris.
« Tu es un soleil un peu vert au fond, et là si doux sur ton ventre, le vent et l'écho se soupirent pour te faire mûrir. D’une course bleue, je rejoins enfin l’étoile. A l’intérieur, tout est calme, si je vis c’est de ton cœur, je n’ai plus à respirer, tu coules dans mes veines. Insatiable, je te trouve ainsi fontaine en survie, lèvres ouvertes aux sentiments.
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