L’absence, chez Emirelo, n’est jamais tout à fait le vide. C’est un bleu qui s’étire — la couleur du manque, et déjà celle des retrouvailles. Ces poèmes disent l’être qui n’est pas là : le corps qu’on cherche, la voix qui manque, le soleil qui « sans toi n’a pas la même couleur ». Mais toujours, sous le gris, court une ligne d’horizon : l’attente n’y est pas une fin, elle est une promesse. On y entend le fil ténu qui relie deux êtres séparés par les kilomètres ou par le temps, et cette certitude douce que le retour existe, quelque part, au bord de l’eau.
Si vous cherchez un poème sur l’absence — pour dire le manque d’un amour lointain, d’un être cher, d’un fils — vous trouverez ici quelques-uns de mes textes les plus intimes. Prenez le temps de les traverser : chacun est une lettre bleue adressée à ce qui nous manque.
Dix poèmes de l’absence
Tu me manques — « Pour l’envol il me manque tes ailes, pour le calme il me manque tes cris… »
Absence — « L’absence de ton corps, sans nouvelle de ton cœur… comme une profonde entaille. »
Au-delà de l’absence — « Au bord d’une ligne bleue, mes doigts… » (existe aussi chanté par Lya)
Sans toi — « Le soleil, sans toi, n’a pas la même couleur. »
L’absence — « Fausse vie que l’absence d’un seul frisson… »
Dans le manque — « Touche le ciel de ton doigt bleu : tu sentiras ma peau, tu entendras ma voix… »
Si proches — « Si loin de nos bras emmêlés… et pourtant si proches, alors aimons. »
Musem — « Tu me manques mon amour, mais le vent siffle fort… bientôt tu vas revenir. »
Vue du lac — « Tu es celle des forêts, tu es celle des lacs, je marche à te respirer… »
Un peu plus loin — « Je repars d’un peu plus loin à chaque semonce… »
Le bleu d’Emirelo ne s’arrête pas à l’absence : suivez la ligne d’horizon vers les retrouvailles et le reste de l’univers Emirelo.
Changez d’horizon : découvrez aussi La seule couleur, les dix poèmes en bleu.
L’attente
L’absence n’est pas seulement ce qui manque : c’est le temps qui s’installe autour. Ces textes-là parlent moins du départ que de ce qui vient après, quand on apprend à attendre.
- Attendre, — « Si loin d’un nouveau soleil bleu Les coeurs ne respirent plus, Ils survivent. »
- Angoisse — « La rumeur qui gronde au loin comme un apaisement mais le prochain éclair sera… »
- Asli — A se manquer Soleil fleur Loin
- Aimant — « Si mon encore est absent. Bientôt il sera toujours toi. Alors aime mon âme. Je… »
- Limites insondables — « Des aurores mouillées, aux rouges tiges suspendues. Le vert des yeux se manque… »
- Long — « Toujours trop long le temps qui nous séparede celui que nous sommes… »
Ce que l’absence fait au corps
Avant d’être un sentiment, le manque est physique. La peau se souvient, les mains cherchent, le sel reste. Ces poèmes passent par le corps parce que c’est lui qui parle en premier.
- Ce souffle bleu — « sans toi devient vide comme toutes ces cases ou je devine tes prochains mots. »
- Rouge et bleu — « Ma femme rouge, Mon fils bleu, Tous ensemble On s’aimera. »
- La porte — « J’ai trouvé mes yeux sur une porte close…Elle avait perdu la clé du regard bleu »
- Nous — « Dans l’univers deux il ne pleut ton ciel est la bulle prison de mon cœur… »
- Partie — « Si lointaine, inaccessible, lorsque tout devient silence. Une boucle de tes… »
- Je pourrais — « Ne suis je qu’un refuge lors de la tempête, puis le phare rassurant au lointain… »
- Sombrer — « Au large des maux, l’immense solitude. Et dans l’absence des doigts, n’existe… »
- Murmure — « Un je t’aime dans la nuit. De ceux qui se faufilent à la recherche de ton… »
- Uniques — « Nous sommes uniques et ma blessure est immense car tu es si loin, mais infime… »
- Tes yeux — « Rien ne peut compenser tes yeux…Je ne veux les oublier, même si loin »
- Ma planète Elle — « Sur le chemin d’air une porte de nuages. A l’orée de la soif, je m’approche… »
- Petite fille au jardin Strahov — « Les arbres bercent En écho les clochers. Un nostalgique réveil Carillonnent à… »
Écrire l’absence
Reste la question que le poème se pose à lui-même : est-ce qu’écrire comble quelque chose, ou est-ce qu’on ne fait que creuser plus proprement ? Je n’ai pas tranché. Ces textes non plus.
- Bateau Ivre — « Il y a tant d’endroits où j’aimerai te connaitre Et tant de moments où je… »
- Papillon — « Dans les ailes du temps jusqu’à notre jour, renouvelée sans cesse. La… »
- Poésie manquée — « La poésie m’a manqué, me manque…me manquera…toujours sans aile…un oiseau bruit… »
- Maux — « Dans la guerre des mots, je me suis perdu… »
L’absence est bleue
Le bleu traverse tout ce que j’écris, et il n’est jamais décoratif. C’est la couleur de la distance : celle du ciel qu’on regarde faute de mieux, celle de l’eau qui sépare deux rives.
- Nuager — « Se réfugier dans le vent D’un éclair de lune Le bleu y sera un frère Le temps… »
- Bleue de toujours, — « pourtant éphémère Noyé dans le manque de nos espaces, Inconcevable. »
- Millénaire — « Les pas qui marquent les étoiles Seront les grandes sœurs de mes fleurs Loin… »
- Asli — Amour, Sous le vent La plage Infinie
- Asli — Askim Seni Seviyoroum L’Amour
- Bleuem — « Sous les arbres jaunes, Bleuem est un manque… »
- Quelques bribes — « Quelques bribes…pour une nouvelle marée…lointaine encore… »
- Il sur Elle — « Il était un pont entre Nous et le vide. L’azur pour l’océan, un drap d’amour… »
- Nuit eternelle — « Tu es l’envie et l’irrésistible, dans l’ombre je t’aperçois soleil…Les nuits… »
- Horizon — « Tu es mon horizon unique. Comment faire pour m’élever sans toi ? »
- L’etoile — « Sans toi, ici, je ne suis rien…Tu es mon tout, muse adorée…Mon amour absolu, ma… »
- Perdu — « Etrange sensation de l’amour en l’air…Il ne sait où se poser. Et toutes ces… »
- Toi seule connais ce symbole…
- Eaux troubles — « Sur cette berge les bleus se mélangeaient. Devenue lointaine, d’incompréhension… »
- Extrait d’amour – partie III — « Je suis un prince bleu et tu es le joyau qui éclaire ma vie. Elle s’assombrit… »
- Asli — Ancrons nous Sur fond bleu Loin de ce
Vers les retrouvailles
L’absence n’a de sens que parce qu’un retour reste possible. Ces textes-là regardent déjà dans cette direction — c’est la porte vers l’autre versant du fonds.
- Differente — « Ces moments où tu n’es plus tout à fait nous sont étranges à vivre…Je me force… »
Ce qui reste
Et puis il y a ceux qui ne tournent autour de rien : ni attente, ni couleur, ni consolation. Les plus nus du lot, souvent les plus courts.
- Les fleurs jaunes — « Dans les fleurs jaunes, nous aurions dû nous aimer, pour donner à la terre le… »
- Sanctuaire — « Illusionne nous muse d’un rêve Où le pouls solaire deviendrait bleu. A nos si… »
- Sans amour — « Un jour sans amour est un jour perdu, alors je t’aime chaque jour »
- Au pôle Est — « Au pôle Est, je me suis perdu… J’ai suivi un arrondi, je me suis perdu… »
- Secret — « Dans la boîte à secrets, il y avait ma solitude…Ne me rends pas la clé… »
- Evidence — « Il faut vivre de notre amour sinon il va mourir… »
- L’infini — « Au loin, je connais des bas, quelques hauts…Et l’infini de mon amour pour toi… »
- Par-dela — « Par-delà, il faut lire et même voir que nous y sommes déjà…Ou alors, je serai… »
- Solitude — « Le vide est immense ici, où es tu Muse ? »
Le bleu d’Emirelo ne s’arrête pas à l’absence : suivez la ligne d’horizon vers les poèmes de retrouvailles, les poèmes en bleu et les poèmes d’amour.

